Montpellier: On a testé pour vous le paiement du stationnement par smartphone

PRATIQUE La ville de Montpellier et la Tam ont mis en place un paiement du stationnement, dans les rues du Clapas avec une application sur son téléphone. L'équipe de «20 Minutes» l'a testée pour vous...

Nicolas Bonzom

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On a testé le dispositif de paiement par smartphone du stationnement à Port-Marianne, près du bassin Jacques-Coeur, à Montpellier
On a testé le dispositif de paiement par smartphone du stationnement à Port-Marianne, près du bassin Jacques-Coeur, à Montpellier — N. Bonzom / Maxele Presse / 20 Minutes

C'est une petite révolution pour les automobilistes montpelliérains. Depuis ce lundi 2 février, il est désormais possible de payer son stationnement dans les rues de la ville, via une application smartphone: fini le temps où l'on poireautait inlassablement devant l'horodateur. Et en plus, c'est assez simple. Pour vous le prouver, 20 Minutes a testé pour vous le dispositif, qui devrait simplifier la vie de nombreux habitants du Clapas. Seule obligation: avoir un smartphone. Pour ceux qui n'ont pas cette chance, ou qui sont allergiques aux nouvelles technologies, pas de panique. Le bon vieux principe des pièces de monnaie dans le parcmètre sera toujours en vigueur!

  • L'inscription. L'automobiliste doit d'abord télécharger sur son téléphone l'application Paybyphone Parking, disponible gratuitement sur l'AppStore ou Google Play. En quelques clics, on crée son compte, son mot de passe... et on rentre ses coordonnées bancaires. Parce qu'évidemment, les paiements des stationnements sont directement prélevés sur votre compte, sans frais supplémentaires.

 

  • L'arrivée au parking. Premier objectif: trouver une place où se garer. Là, malheureusement, l'application ne peut rien pour vous. Dans certains quartiers, c'est une simple formalité. Dans d'autres, une galère sans nom. Une fois garé, il suffit de repérer le code à quatre chiffres (34102, par exemple, sur la place de l'Europe, ou 34101, à Port-Marianne), et de le rentrer dans l'application. Il faut renseigner également le numéro de la plaque d'immatriculation de votre voiture: pas de panique, elle reste en mémoire au bout d'une utilisation. Puis la durée de stationnement désirée. Par exemple, «5 minutes». L'application nous annonce que ça nous coûtera 1 euro, et que l'autorisation prendra fin à 15h23. Fin de la manœuvre. On peut filer à notre rendez-vous...

 

  • Le contrôle. Il n'y a plus de ticket à poser sous son pare-brise, et qui s'entasse, et jaunit avec les autres... «Les agents de la voie publique ont un système de boîtiers électroniques pour vérifier, avec le numéro d'immatriculation, si le paiement a été fait», explique Marie-Hélène Santarelli, adjointe au maire (sans étiquette), déléguée à la sécurité. Et en cas de fraude, un PV est envoyé automatiquement par courrier au contrevenant.

 

  • Le prolongement d'un stationnement. C'est la grande nouveauté du dispositif: Paybyphone Parking permet, à distance, de prolonger d'un simple clic son stationnement. «C'est une révolution pour moi, confie un jeune commercial, qui a testé lundi après-midi l'application pour la première fois. Quand je suis en rendez-vous, je n'ai pas à stresser, et je peux rajouter un quart d'heure, une demi-heure, une heure, en restant au rendez-vous.» Pour Marie-Hélène Santarelli, cela permet «d'éviter certains PV de dépassement de temps, ce qui arrive souvent. On n'a plus trop d'excuses, on peut rajouter un peu.» Un service d'alerte par SMS, lorsque le stationnement est presque terminé, est aussi possible. Seul bémol: c'est payant.

 

Ce service, également disponible pour le stationnement des résidents, est déjà disponible dans certains quartiers, comme à Port-Marianne, et sera étendu aux 700 horodateurs de Montpellier dans les prochaines semaines, soit environ 12.000 places de parking. Coût pour la mairie: environ 300.000 euros. Un petit outil qui devrait simplifier la vie quotidienne des «flippés de l'horodateur»...