Montpellier: Les salariés de la Tam veulent faire entendre leur voix

TRANSPORTS Ce mercredi, les transports en commun étaient fortement perturbés à Montpellier. En cause, un mouvement de grève des salariés de la Tam, qui demandent notamment une revalorisation de leurs salaires...

Nicolas Bonzom

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Les salariés de la Tam en grève, ce mercredi.
Les salariés de la Tam en grève, ce mercredi. — N. Bonzom / Maxele Presse / 20 Minutes

Depuis plusieurs mois, le climat social est quelque peu tendu à la Tam, la société qui gère, par délégation de service public, les transports de la métropole (bus, tramways, vélos, parkings). Ce mercredi, un mouvement de grève a fortement perturbé le trafic: selon les syndicats, 70 % des salariés n’ont pas travaillé, tandis que la direction annonçait «40 % des services assurés».

«On n’est pas timide, ça ne fait que commencer», soulignait Bernard Gotis, délégué syndical CGT, mercredi matin, au dépôt de Tournezy, devant une centaine d’employés, bien décidés à perturber le conseil d’administration, qui s’est déroulé au même moment. L’union syndicale met directement en cause Philippe Saurel, président (divers gauche) de la métropole, qui aurait donné «sa parole» que tout allait rentrer dans l’ordre. Et parmi les causes du mouvement: les employés demandent une augmentation significative des salaires. L’union syndicale a remis à la direction un dossier, comparant les fiches de paie des salariés, avec ceux de réseaux de transport «de la même importance» en France.

«Une politique honorable»

«Nous avons constaté que nous étions 200 euros bruts en dessous de la moyenne », confie Christian Turiès, agent de maîtrise de Tam, et délégué syndical Ugict. «Pire! A Nîmes, ils sont payés 400 euros bruts de plus que nous. C’est inadmissible», souligne l’un de ses collègues. «On veut simplement le salaire qu’on mérite, confie Bernard Gotis. On peut étaler sur deux ou trois ans, pourquoi pas... Mais on veut être entendu.» Le directeur général de la Tam, Jean-Luc Frizot, a bien reçu ce dossier. Mais ça ne l’a pas vraiment convaincu.

«Il faut comparer ce qui est comparable, soulignait-t-il, ce mercredi après-midi, à «20 Minutes». Nîmes par exemple, ça ne l’est absolument pas. Nous avons étudié ce dossier, de près, et, en tant que directeur, je peux vous dire que la Tam a une politique salariale honorable, et satisfaisante... Alors, c’est certain, on peut évidemment toujours faire mieux. Mais, dans le contexte dans lequel on se trouve, c’est bien...» Le bras de fer semble lancé.

Les syndicats ne veulent pas de la société privée de Lyon (16 agents sur 130 au total), à qui la Tam sous-traite une petite partie du contrôle des voyageurs. Ils appellent plutôt à des embauches locales. De son côté, la direction se dit satisfaite du travail de l’entreprise.