Montpellier: la gestion de François Trinh-Duc a entraîné la perte de Fabien Galthié

RUGBY L’ouvreur international est de retour de blessure, à l'entraînement. En choisissant de ne pas le mettre en concurrence, son entraîneur, lui aussi de retour de mise à pied, a perdu gros.

Jerome Diesnis

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Le 11 octobre, François Trinh-Duc a été victime d'une fracture du tibia contre Oyonnax.
Le 11 octobre, François Trinh-Duc a été victime d'une fracture du tibia contre Oyonnax. — Jérôme Diesnis / Maxele Presse

François Trinh-Duc est de retour. Pour le moment ce n’est encore qu’à l’entraînement, un quart d’heure par-ci, par-là, pour retrouver ses sensations oubliées depuis sa fracture du tibia, le 11 octobre contre Oyonnax.

Pour goûter à la compétition, il faudra patienter encore un peu. Au mieux, le 21 février à Grenoble. Mais «je ne lui mets aucune pression, prévient l’entraîneur des arrières Stéphane Glas. Il ne faut pas précipiter les choses. S’il le faut, on attendra une ou deux semaines de plus.»

«Un seul n°10 dans un club comme Montpellier, c’est fou!»

L’ouvreur a croisé Fabien Galthié mardi, de retour au club après une mise à pied conservatoire. Non pas pour retrouver son poste d’entraîneur, confié au «consultant» Jake White. Mais avec des attributions restant à définir.

Le calendrier est coquin, car si Mohed Altrad porte de très lourds griefs envers son manager, c’est bien la blessure de Trinh-Duc qui a précipité la chute du MHR au Top 14 et celle de Galthié de son piédestal. «Ce qui est incroyable, c’est que Montpellier n’ait qu’un numéro dix», n’en revient pas Jake White. Galthié qui a mis une pression excessive sur ses demis de mêlée n’a jamais voulu mettre Trinh-Duc en concurrence. Il en a payé le prix.

Cap sur les Girondins

Après son succès contre Toulouse qui a surtout servi à éliminer un club français de la Coupe d’Europe, le MHR (8e) accueille Bordeaux-Bègles (5e) samedi en Top 14 pour tenter de retrouver sa place parmi les six premiers du championnat.