Montpellier: Le carton du vin bio

VITICULTURE Tandis que s'ouvre le salon professionnel Millésime Bio à Montpellier, zoom sur le secteur du vin bio, secteur dans lequel le Languedoc-Roussillon fait partie des territoires les plus prisés...

Nicolas Bonzom
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Des bouteilles de vin bio exposées au salon "Millesime Bio 2012", le 23 janvier 2012 à Montpellier
Des bouteilles de vin bio exposées au salon "Millesime Bio 2012", le 23 janvier 2012 à Montpellier — Pascal Guyot AFP

Jusqu’à mercredi, se tient Millésime Bio, l’un des salons du vin biologique les plus grands du monde: près de 5.000 professionnels venus des cinq continents sont attendus au parc des expositions de Pérols. Un secteur agricole qui a le vent en poupe dans la région: le Languedoc-Roussillon est la zone la plus productrice de vin bio en France, avec 1.200 exploitations sur 21.000 Ha, soit 8,2% des surfaces. Au niveau international, la France est le 3ème producteur, derrière l’Italie et l’Espagne. Ce qui fait de cette région l’un des territoires bio les plus prisés au monde.

Une filière qui embauche


«Entre 2005 et 2013, on a multiplié les surfaces par cinq, confie Patrick Guiraud, qui est vigneron dans le Gard, et président de l’association interprofessionnelle SudVinBio. Il y a eu énormément de conversions. Pour le consommateur, le vin bio garantit une sécurité alimentaire, tout en protégeant l’environnement. Il y a quelque temps, tout le monde disait que c’était une niche: aujourd’hui, c’est devenu une filière.» Une filière qui séduit, de plus en plus, les étrangers du monde entier, faisant du Languedoc-Roussillon la première région exportatrice de vin biologique. «Les pays qui sont fortement exposés à des problèmes liés à la pollution, et l’environnement, comme la Chine par exemple, sont très sensibles à la présence de vin bio, dans leurs rayons», explique la Gardoise Fanny Boyer, du Château Beaubois, qui écoule jusqu’à 30.000 bouteilles par an dans l’Empire du milieu. Autre avantage de l’agriculture du vin bio: l’emploi. En effet, les techniques de production demandent plus de travail, et poussent le vigneron à embaucher environ «deux fois plus de main d’oeuvre»: il y a 3,5 emplois environ dans le bio, contre 1,8 dans la viticulture traditionnelle. Ce qui n’est pas négligeable, dans une région sinistrée par le chômage.