Montpellier: Deux rassemblements d'extrême-droite et d'anti-fascistes se sont faits face

SOCIETE Ce dimanche après-midi, une trentaine de policiers et de CRS ont encadré deux manifestations radicalement opposées, qui avaient lieu en même temps, au même moment...

Nicolas Bonzom

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Manifestation, ce dimanche, à Montpellier.
Manifestation, ce dimanche, à Montpellier. — N. Bonzom / Maxele Presse / 20 Minutes

Dimanche après-midi, il régnait une ambiance électrique dans le centre-ville de Montpellier: dans l’Ecusson, se sont déroulés deux rassemblements aux sensibilités radicalement opposées... D’un côté, sur la place des martyrs de la résistance, le mouvement anti-islam Pegida a réuni une soixantaine de personnes, dont la Ligue du midi, un groupe qui ne cache pas ses opinions d’extrême-droite. Et à quelques mètres de là, quelque 300 manifestants anti-fascistes, dont une majorité vient de l’extrême gauche. Entre les deux, une trentaine de policiers et CRS bloquaient le passage.

Aucun incident

À grand renfort de slogans, pendant plus d’une heure, les deux groupes se sont affrontés, à environ une centaine de mètres d’écart. «Nous sommes là pour éviter certains amalgames, nous ne voulons pas que certains profitent des événements tragiques qui se sont déroulés en France pour stigmatiser la population musulmane», note Jérôme, qui brandit un exemplaire de Charlie Hebdo, dans le cortège «antifasciste». «Notre manifestation, qui a lieu ce dimanche, était prévue il y a environ trois semaines, bien avant ces événements dramatiques», souligne Richard Roudier, leader de la Ligue du Midi, organisateur du rassemblement Pegida, interdit à Paris. Finalement, à 16h, malgré une tension palpable, les deux groupes se sont dispersés, dans le calme et sans aucun incident. «Ne traînez pas trop dans le coin», était la consigne soufflée à l’oreille des manifestants, du côté des «Pegida». Chez leurs adversaires, le cortège a rejoint la place de la Comédie