Montpellier: Le charançon rouge tueur de palmiers se propage en Languedoc-Roussillon

INSECTES La prolifération de l'insecte ravageur venu d'Asie du Sud-est entraîne une situation alarmante dans la région...

Jérôme Diesnis

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Insecte de 3 à 4 cm, le charançon rouge a infesté 380 palmiers l'an passé dans la région.
Insecte de 3 à 4 cm, le charançon rouge a infesté 380 palmiers l'an passé dans la région. — Copil 06

La situation est suffisamment alarmante pour que la préfecture lance courant décembre un appel à la vigilance. «Municipalités, gestionnaires et entreprises d’aménagement d’espaces verts et particuliers sont invités à surveiller avec la plus grande attention l’état sanitaire des palmiers pendant cette période hivernale.»

380 palmiers infectés en 2014

Aux côtés du papillon tueur de palmier, sévit une autre espèce ravageuse venue d’Asie du sud-est. Le charançon rouge, petit insecte de 3 à 4 cm, commet des dégâts considérables dans la région. Une quarantaine de communes est touchée dans les Pyrénées-Orientales. Le foyer s’étend désormais dans les départements limitrophes. Dans l’Hérault, les derniers insectes piégés l’ont été à La Grande-Motte.

Ce sont 380 palmiers infectés qui ont été identifiés au total l’année dernière dans la région et près de 400 animaux piégés. «Mais ces chiffres ne représentent qu’une partie de la contamination réelle», souligne Christine Colas, responsable de l’unité santé des végétaux à la Draaf.

Contrairement au papillon, il n’existe à ce jour que des traitements préventifs contre le charançon rouge. Afin de limiter la prolifération de l’insecte, les organisations agricoles demandent aux particuliers de déclarer les palmiers malades avant leur destruction, afin de traiter les espèces environnantes. «Plus tôt les foyers de contamination sont détectés, plus les chances d’éradication seront importantes», conclut Christine Colas.

Le palmier phoenix

Contrairement au papillon tueur de palmier, polyphage, le charançon rouge s’attaque particulièrement aux palmiers phoenix, appréciés pour leur résistance, parmi les plus cultivés dans la région.