Saint-Roch ressuscitée

Nicolas Bonzom

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Un spectacle de Yann Lheureux a inauguré la nouvelle nef de la gare.
Un spectacle de Yann Lheureux a inauguré la nouvelle nef de la gare. — N. Bonzom / Maxele Presse / 20 Minutes

C'est dans une ambiance un brin électrique (lire l'encadré) que la nouvelle gare Saint-Roch a été inaugurée mardi : une infrastructure deux fois plus grande (4 600 m2 contre 2 150 m2 auparavant), qui aura nécessité trois ans de travaux. Un agrandissement « nécessaire », selon la SNCF, pour faire face à un flux de voyageurs de plus en plus important. A l'horizon 2020, 8, 5 millions de personnes transiteront par Montpellier, contre environ 7, 9 millions en 2013. Coût de l'opération : 57, 2 millions d'euros.

Un vrai « espace public »


Mais « la star » de la gare Saint-Roch, c'est la nef : 200 m de long entre le pont de Lattes et celui de Sète et 12 m de haut. « Quand on construit une gare, aujourd'hui, ça doit être pratique, mais aussi beau, confie Patrick Ropert de Gares et Connexions, filiale de la SNCF. L'idée est de proposer un véritable espace public aux voyageurs et aux Montpelliérains. » Autour de la nef, se dessine un tout nouveau quartier : 1 500 logements et bureaux ainsi qu'un parking de 800 places ouvriront petit à petit à partir de 2015. Et la nouvelle gare TGV d'Odysseum, dans tout ça ? « Inutile » pour ses opposants, qui ont manifesté mardi. Deux gares à Montpellier, « c'est trop », notent-ils. Le projet est pourtant bien lancé.

■ Les taxis font pschitt

En colère (20 Minutes du mardi 2 décembre), une trentaine de chauffeurs de taxis ont fait exploser des pétards, sur l'espace public, au milieu des passants, et ont brièvement bloqué le tramway.