Joke, l'amitié version rap

Jérôme Diesnis

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Joke au milieu de ses potes d'enfance, Santiago (à g.) et Francisco Nzeyidio.
Joke au milieu de ses potes d'enfance, Santiago (à g.) et Francisco Nzeyidio. — Jérôme Diesnis / Maxele Presse

Ils sont potes d'enfance et un peu plus que ça. « Ils m'ont ouvert des voies que j'ai eu le temps d'explorer. » Originaire de La Paillade, le rappeur Joke est de retour à Montpellier pour un concert en Rockstore ce jeudi. Pour un retour aux sources. il y aura ses fans, nombreux avec le succès de son premier album Ayetaba qui a suivi un EP très remarqué un an plus tôt. Il y aura ses potes de la première heure, ceux avec qui il a connu sa première scène avec la Brigade aux débuts des années 2000, puis dans une maison pour tous à Figueroles quand ils étaient encore des enfants.

« Grandir ici m'a apporté »


Quand Francisco Nzeyidio parle de son ami d'enfance, il n'utilise d'ailleurs jamais le « il », mais le « on ». « Parce que sa musique, c'est exactement ce que j'ai dans la tête explique-t-il. Elle est le mélange de ses amis, de son entourage à Montpellier et de sa propre personnalité. »

Ils ont créé leurs premiers beat box, à partir de boucles enregistrées sur les instrumentations de fin de morceaux, pompées sur les cassettes audios. « On savait très bien ce qu'on voulait, mais on ne savait pas comment y aller », reprend Francisco.

« Dans le rap, il y a beaucoup de Parisiens, leur son se ressemble. Avoir grandi ici m'a apporté une autre vision », souligne Joke. « J'étais sûr que ça allait tourner comme ça, parce que Gilles (le prénom de Joke au civil) a le talent pour », évoque Santiago Nzeyidio, le grand frère du groupe. Il sera là, ce jeudi. Mais dans la musique de Joke, lui comme les autres ne sont jamais très loin.