Montpellier: Memorink fait revivre le passé

Jérôme Diesnis
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Les contes de fée n'existent pas. Enfin normalement. L'histoire de Laurent Amoravain, Jean François Biart et Hugues Chareux en a pourtant de faux airs. Quand ils ont répondu au concours « La start-up est dans le pré », en Lozère, ils avaient en poche une idée précise de leur projet mais rien d'autres que des schémas pour lui donner vie.

Ces Montpelliérains sont pourtant rentrés avec le jackpot : le prix e-business Internet et l'ouverture des portes de l'incubateur du BIC d'Alès pour leur projet, ainsi que des aides suffisamment solides pour se concentrer uniquement sur le développement de leur projet. « On est très bien aidés par la région et le BIC. Nous avions fait le choix de revenir ici après notre école de commerce à Paris, souligne Laurent Amorovain. Là-bas, nous aurions été noyés parmi les autres projets. »

En Languedoc-Roussillon, il prend corps et donne envie. « Aujourd'hui, on est tous amené à partager des contenus sur des applications dédiées ou des réseaux sociaux. On partage le moment présent, mais il manque une place pour le passé », détaille Jean-François Biart.

 

 

Un manque à combler

 

 

 

Cette faille, Memorink* entend la combler. Le principe est simple. Sur une grande carte du monde, tout le monde peut poster un souvenir daté à l'aide d'une texte et/ou d'une photo. L'accès, l'utilisation et la consultation sont libres et gratuits. « Le site permet de faire revivre l'histoire personnelle de chacun, mais aussi des lieux, souligne Hugues Chareux. Il est ensuite possible d'effectuer des recherches à partir de doubles entrées cartographiques et chronologiques, ou encore de personnes. »

 

■ Des souvenirs par centaines

C'était le 31 juillet 2013. « Un soirée mouvementée et improvisée pour un anniversaire inoubliable. » Ce souvenir posté à Montpellier, rue Abel- Gange, est l'un des témoignages à consulter sur Memorink. Des morceaux de vie qui s'écrivent désormais en suspension dans le temps. « Nous espérons atteindre les 10 000 contributeurs à la fin de l'année et porter ce chiffre entre 50 et 100 000 un an plus tard », souligne Jean-François Biart.