Montpellier: Damien Alary élu président du conseil régional du Languedoc-Roussillon

POLITIQUE Il succède à Christian Bourquin...

David Blanchard

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Damien Alary, président du conseil général de Languedoc-Roussillon
Damien Alary, président du conseil général de Languedoc-Roussillon — Nicolas Bonzom / Maxele presse / 20 minutes

Sans surprise, Damien Alary (PS) a été élu président de la région Languedoc-Roussillon ce lundi. Avec 42 voix sur 67, l’ancien patron du conseil général du Gard, s’est hissé à la tribune de l’hémicycle régional, non sans s’être incliné devant les portraits de ses précédesseurs, morts en plein mandat, Georges Frêche, et Christian Bourquin.

«Une malédiction» pour le doyen Christian Bouillé (PS), qui a présidé la séance matinale. «Cet enchaînement terrible exige de la décence et du respect, a assuré Damien Alary. La fin du mandat est proche, dans quinze mois, au plus tard... Mais ce n’est pas un obstacle pour agir.»

Un président «de décision»

Enfant de Pompignan, village du Gard de 860 habitants dont il fut le maire de 1979 à 2000, Damien Alary, 63 ans, est loin d’être un novice en politique dans le Languedoc-Roussillon. «La région, je l’aime, je l’ai dans le sang», confie-t-il.

Il l’aime «tellement» qu’en 2004, il quittera son siège de député du Gard qu’il occupait depuis 1997 «pour assumer pleinement la première vice-présidence du conseil régional». «Il est un élu chevronné, et compétent, note Christian Bouillé, l’un de ses collègues de banc. Et, surtout, Damien Alary est honnête et intègre, ce qui n’est pas la règle générale.»

Côté ligne politique, le Gardois entend être «un président de décision» et pas de «transition». Les grands dossiers amorcés par son prédécesseur seront poursuivis, «en les enrichissant, et en traçant de nouvelles routes». Et, pour commencer, le refus de la fusion avec Midi-Pyrénées. «Les conditions d’une bonne réforme ne sont pas réunies. Il faut prendre le temps de discuter. J’ai demandé un rendez-vous sur ce sujet au premier ministre, Manuel Valls. Le Languedoc-Roussillon ne doit pas être une antichambre de Midi-Pyrénées», gronde Damien Alary.