Des élèves handicapés sans école

— 

Plus de 400 enfants seraient concernés.
Plus de 400 enfants seraient concernés. — T. Zoccolan / AFP

Mercredi après-midi, le happening de l'association Equileh n'est pas passé inaperçu, sur la Comédie, à Montpellier. Les membres d'Égalité et qualité de vie des enfants handicapés ont installé une classe virtuelle, pour dénoncer « la déscolarisation » dont seraient victimes certains. Selon l'association, « 430 enfants héraultais sont privés de leurs droits fondamentaux à l'éducation du simple fait de leur handicap ». Pas de moyens ou pas assez de place. Un « apartheid » dénoncé par Emmanuelle Hernandez, présidente d'Equileh. « On se demande si nous existons, souligne-t-elle. Personne ne répond. Tout le monde se renvoie la balle... » Pour Me Linares Serpentier, l'avocate de l'association, « la situation est critique partout. Il y a des lois et les handicapés ont des droits. C'est donc une question de volonté et une question de reconnaissance du besoin. Mais on fait face à un mur. » N. B.