Montpellier Danse « n'a presque rien perdu »

Jérôme Diesnis

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Un brin acerbe, Jean-Paul Montanari, directeur du festival Montpellier Danse, a anticipé la question (financière) qui fâche. « Nous n'avons presque rien perdu. Ce n'est pas une catastrophe, c'est même peanuts puisque ça représente une perte de billetterie de 40 000 € (pour près de 300 000 € réalisés), soit 1, 2 % du budget global. Ce qui est dommage pour la presse qui aime parler des catastrophes. »

20 % d'annulation


La grève des intermittents du spectacle, dont un représentant a pris la parole en amont du bilan du festival Montpellier danse présenté ce mardi, a pourtant entraîné l'annulation de neuf des quarante-huit représentations payantes. Une dixième l'ayant été en raison de la pluie. Soit 80 % de représentations assurées malgré tout, quand la quasi totalité du Printemps des comédiens est passé à la trappe. Elle a parasité un festival marqué entres autres par le succès des huit grandes leçons de danse données par les artistes sur les places de la ville, qui ont attiré 800 personnes.

Montpellier Danse n'apparaît pas dans la catégorie des festivals en grand danger. Les dommages ont pourtant été conséquents. « Beaucoup de journalistes et programmateurs sont partis les quatrième et cinquième jours, beaucoup n'ont pas voulu venir de loin, au risque de ne pas avoir de spectacle à voir, reprend Jean-Paul Montanari. Ceux qui en pâtissent surtout, ce sont les artistes, les compagnies et les intermittents qui travaillent avec eux. »

■ L'après Montanari ?

Philippe Saurel (annoncé mais finalement absent) a évoqué son intention de mettre un terme aux fonctions de Jean-Paul Montanari. En CDI, celui-ci n'a pourtant aucune intention de partir avant ses 70 ans.