Une vision éco-responsable

Nicolas Bonzom

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Les Kudjo pèsent 26 g, contre 46 g pour les modèles des concurrents.
Les Kudjo pèsent 26 g, contre 46 g pour les modèles des concurrents. — Nicolas Bonzom / Maxele Presse

A l'heure des grandes vacances, les ventes de lunettes de soleil explosent... Pour marquer sa différence, dans un marché que se partagent Ray-Ban, Dolce & Gabbana, ou Gucci, Benjamin Devillard, entrepreneur montpelliérain de 37 ans, a eu une petite idée : concevoir des montures ...en bambou. En 2013, il a lancé Kudjo (« les clés de la joie » dans un dialecte africain), et inonde les points de vente d'ici et d'ailleurs avec ses lunettes de soleil éco-responsables.

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« A quoi bon acheter, parfois plus de 300 €, une paire en plastique fabriquée à la chaîne dans une usine qui va polluer l'atmosphère ?, demande le Montpelliérain, ébéniste, diplômé de l'école de lutherie de Bédarieux. Chez nous, c'est fait en Chine, mais à la main, dans un atelier spécialisé, avec lequel nous sommes en contact chaque jour, avec Skype. Et nous les vendons à partir de 99 €. » Benjamin et ses trois associés font le plein de projets : la conception de lunettes en ébène et en bois de Santal, « pour monter un peu en gamme », et le développement des paires adaptées à la vue, « parce que les opticiens sont très sensibles à cette démarche », souligne Benjamin Devillard. Dans la région, les lunettes de Kudjo sont en vente chez Acuituis, à Montpellier (sur le Jeu-de-Paume), et chez Eyelook (rue Jacques d'Aragon). Autre défi pour les entrepreneurs : faire porter des Kudjo à des artistes, pour faire connaître la marque. C'est désormais chose faite avec le rappeur Greg Frite, qui en a arboré toute l'année au « Before du Grand Journal », sur Canal +.