Des saveurs au goût de la saison

Jérôme Diesnis

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La consommation des ménages français a de nouveau décroché en avril, plombée par la hausse des prix et la stagnation du pouvoir d'achat des salariés, un mauvais augure pour la croissance au deuxième trimestre, après les chiffres meilleurs que prévu du premier.
La consommation des ménages français a de nouveau décroché en avril, plombée par la hausse des prix et la stagnation du pouvoir d'achat des salariés, un mauvais augure pour la croissance au deuxième trimestre, après les chiffres meilleurs que prévu du premier. — Mychele Daniau AFP

Ils sont chaque jour 220 grossistes, négociants et producteurs à alimenter l'essentiel des petits commerçants de Montpellier et sa région, les restaurateurs et quelques uns des marchés du secteur. Le Marché d'intérêt national (MIN) est la plaque tournante des fruits et légumes de l'agglomération où s'échangent quotidiennement l'équivalent de 800 000 palettes de produits alimentaires. « L'avantage du carreau (où se traite une partie des échanges commerciaux) est d'avoir des produits plus goûteux qui collent davantage aux attentes du public », évoque son président, Christophe Cour.

Environ 40 % des produits commercialisés sont issus des producteurs, viticulteurs, éleveurs de la région. L'idée étant de séduire aussi la grande distribution qui se fournit pour le moment pour l'essentiel dans ses propres centrales d'achat. « Nous avons reçu récemment les directeurs de tous les magasins d'une grande surface de la région. Ils se sont montrés intéressés sur la qualité des produits proposés », souligne Olivier Lauro, directeur de la structure, sans pour autant s'avancer sur d'éventuels accords.

Des délais très courts


« Le MIN nous accompagne énormément pour les contacts logistiques et commerciaux. On est suivis comme nulle part ailleurs », souligne Hakim Hjij de MK Bio, nouveau grossiste qui proposera à partir d'octobre des fruits et légumes bio pour les restaurateurs, forains et petits commerçants. « On peut proposer des services qui n'existent pas encore dans le bio. La grande proximité avec les producteurs permet de proposer sur les étals des commerçants bio des produits coupés 8 heures plus tôt. A Paris, ces délais sont de 48 heures par exemple. »

■ Un marché qui a plus de 50 ans

Créé au début des années 1960, le marché d'intérêt national de Montpellier a depuis été profondément modifié. « Pour les petits producteurs, le grand tournant date des années 1990 avec l'ouverture du marché le matin. Une partie des commerçants, du littoral notamment, s'y approvisionne exclusivement, explique Alain Vanruys, du domaine de Vabre. Mais c'est un bonheur de vendre ses produits au MIN. Les conditions sont excellentes. »