Un œil étudiant sur l'espace

Nicolas Bonzom

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Le nano-satellite MT Cube va être créé par une cinquantaine d'étudiants.
Le nano-satellite MT Cube va être créé par une cinquantaine d'étudiants. — Sébastien Girard / Université Montpellier-II

C'est un nouveau défi, lancé par l'Agence spatiale européenne, qui attend l'université Montpellier-II. Après Robusta, premier nanosatellite universitaire français envoyé dans l'espace en 2012, et Robusta 1B, qui devrait avoir le même destin en 2015, les étudiants de la faculté de sciences s'apprêtent à développer entièrement un troisième satellite de ce type. Avec un nouvel objectif : tester la résistance des mémoires commerciales, comme les clés USB, soumises aux radiations spatiales.

Une série de tests


« Et l'enjeu est énorme, explique Viyas Gupta, doctorant, et chef de projet MT Cube. Utiliser les dernières technologies du marché, comme celles développées pour les téléphones portables, avec des composants ultra modernes, boosterait la puissance de calculs, et l'intelligence des satellites. Mais avant d'être reconnus fiables pour l'espace, ils vont devoir subir toute une série de tests, car l'agressivité spatiale est telle qu'elle peut affecter les données stockées dans la carte mémoire, et compromettre la mission du satellite. » Au total, cinquante étudiants s'apprêtent à construire MT Cube durant deux ans, avant que la technologie ne soit utilisée par les satellites dédiés à l'observation ou aux télécommunications.

■ Fondation Van Allen

Créée en novembre 2012 sur le campus de l'université de sciences, la fondation Van Allen soutient les projets spatiaux étudiants, et a contribué à la création du premier centre spatial universitaire.