Une carte blanche colorée

Nicolas Bonzom

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Claude Viallat, devant l'une de ses toiles colorées, au musée Fabre.
Claude Viallat, devant l'une de ses toiles colorées, au musée Fabre. — Nicolas Bonzom / Maxele Presse

Le musée Fabre a ouvert ses couloirs à Claude Viallat, 78 ans. Le peintre nîmois, formé aux Beaux Arts de Montpellier au milieu des années 1950, est à l'honneur, du 28 juin au 2 novembre, dans une rétrospective éclatante de couleurs. « Je pense que j'ai un peu perturbé l'accrochage, sourit l'artiste. Je n'ai pas une façon très conventionnelle de travailler. Le résultat dépasse mes espérances... Mais ce ne sont pas mes dernières toiles, il y en a d'autres. Sinon, je serai malheureux... »

Un parcours surprenant


Toiles explosives, kitchs, objets, recyclages artistiques ou tauromachies, la carrière du Gardois, figure essentielle de l'art contemporain français, va surprendre le visiteur, à chaque nouvelle salle. « C'était au musée Fabre de faire cet hommage, souligne Michel Hilaire, son directeur. Nous avons laissé carte blanche à Claude Viallat, et vous allez être très surpris. » Et, parmi les deux cents œuvres de la rétrospective, certaines proviennent de la collection de l'épouse de l'artiste, Henriette Viallat. Formée, elle aussi, aux Beaux-Arts de Montpellier, elle a collecté des pièces rares depuis qu'ils se sont rencontrés. « Elle a suivi tout mon travail », confie le peintre. Une exposition atypique, et rare, à ne pas rater, cet été.

■ A partir de samedi

L'exposition sera accessible du 28 juin au 2 novembre, du mardi au dimanche (11 h-16 h). De 9 à 12,5 €. Des œuvres sont aussi exposées à Sabathier-d'Espeyran. Programme des visites guidées : museefabre.fr