A l'abri d'une crue centennale du Lez

Jérôme Diesnis

— 

L'agglomération, présidée par Philippe Saurel, a versé 13 millions d'euros.
L'agglomération, présidée par Philippe Saurel, a versé 13 millions d'euros. — Jérôme Diesnis / Maxele Presse

Lancé en 2007, le chantier de protection de la basse vallée du Lez a été inauguré mardi. Les travaux de 48 millions d'euros doivent prémunir 18 000 personnes des inondations. « Il s'agit du plus grand chantier en France de protection d'une zone urbaine en matière hydraulique », précise le maire de Lattes, Cyril Meunier, dont la commune est désormais à l'abri d'une crue centennale (estimée à 900 m3/seconde).

« La ville est protégée »


Le système a pour but de protéger la ville d'une crue allant jusqu'à 1 200 m3/seconde. « Les digues n'étaient pas adaptées et les constructions autour du Lez anarchiques, reprend l'édile. Aujourd'hui, la commune est protégée. » Un bras de déversement a été créé artificiellement, afin de recevoir un tiers du surplus de débit du Lez lorsqu'il est supérieur à 400 m3/seconde. « C'est un acte de courage politique pour protéger les populations des inondations », souligne le président de l'agglomération, Philippe Saurel.

Le bassin du Lez est désormais préservé de l'urbanisme non maîtrisé par le PPRI (Plan de prévention contre le risque d'inondation), signé en juillet. « Je veillerai à ce que ces normes soient respectées », prévient le préfet, Pierre de Bousquet.