Coup de filet sur la filière syrienne dans le Sud-Est

Nicolas Bonzom

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L'opération a été menée par la DGSI.
L'opération a été menée par la DGSI. — Nicolas Bonzom / Maxele Presse

Ce mardi matin, un coup de filet de la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) aurait permis l'interpellation de quatre djihadistes présumés, dans le Vaucluse et à Nîmes, rapporte Midi Libre. Les individus – deux hommes qui ont combattu en Syrie et deux femmes –, de nationalité française, ont été arrêtés par des policiers cagoulés, venus de Paris, sur ordre du juge antiterroriste Laurence Levert. Une information confirmée en fin de journée par le ministère de l'Intérieur.

Combattre la radicalisation


Agés de 20 à 32 ans, les suspects ont été transférés à Montpellier où ils ont été placés en garde à vue. Les policiers ont agi tôt, mardi, dans le cadre d'une information judiciaire pour « association de malfaiteurs, en vue de la préparation d'actes de terrorisme », axé sur cette « filière syrienne de Nîmes ». Une opération qui intervient alors que, vendredi, Pierre de Bousquet, préfet de région, avait parlé d'une situation « sans précédent » : en 2014, une cinquantaine de jeunes Languedociens seraient partis combattre en Syrie, et en Irak. « Certains sont déjà revenus, et ils se comptent sur les doigts d'une main », soulignait-il.

Pierre de Bousquet a également annoncé, vendredi, le renforcement de l'action du pôle de lutte contre les filières jihadistes dans la région, créé en 2006. Ses objectifs : combattre la radicalisation des candidats au Djihad en Languedoc-Roussillon et empêcher d'éventuels passages à l'acte terroriste.

■ Une affaire distincte

Ces interpellations n'auraient rien à voir avec la tuerie du 24 mai au Musée juif de Bruxelles, qui a fait quatre morts. Le suspect, Mehdi Nemmouche, originaire du nord de la France, détenu près de Paris, s'était rendu en Syrie à la fin 2012.