« Plus de mixité sociale »

Propos recueillis par Jérôme Diesnis

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Jean-Luc Meissonnier
Jean-Luc Meissonnier — Nicolas Bonzom / Maxele Presse

Montpellier sera sur tous les fronts ce week-end entre la finale Lattes - Bourges de LFB (basket féminin), la 1/2 finale de Top 14 MHR - Castres (rugby), le final 4 de Coupe d'Europe EHF (hand) et le déplacement du MHSC au PSG (foot). L'occasion d'évoquer la politique de l'agglomération, 1er bailleur de fond du haut niveau, avec le nouveau conseiller aux sports, Jean-Luc Meissonnier, maire de Baillargues (divers droite).

La politique du sport de haut niveau va-t-elle changer ?

Nous continuerons à soutenir le sport d'élite qui fait de Montpellier et son agglomération une référence au niveau national et européen. Mais nous souhaitons soutenir les petits clubs amateurs, jusqu'à présent laissés pour compte et pourtant essentiels dans la cohésion sociale. Ils peuvent servir de pépinière aux structures professionnelles. Nous souhaitons développer l'égalité des chances.

Comment comptez-vous y parvenir ?

Les clubs pros doivent mettre en place des passerelles pour aider de façon financière, matérielle ou pédagogique ces amateurs en demande de reconnaissance. Cela peut passer par des partenariats plus efficaces ce qui a pu être réalisé par le passé.

Souhaitez-vous ouvrir l'enveloppe budgétaire à de nouveaux sports ?

Certaines disciplines comme la course camargaise regorgent d'exemples réussis de mixités sociales, D'autres émergeants, comme le kite-surf, véhiculent une image dynamique. Elle peut être un vecteur de promotion de l'aire métropolitaine, y compris pour le tourisme au regard de la beauté des sites et de la qualité des spots. Le tout avec peu de besoins financiers.

Cela se fera au détriment d'autres sports ?

Nous souhaitons mettre fin au saupoudrage. Le président Saurel a demandé des audits pour comprendre l'utilisation des finances publiques. C'est en fonction de leurs conclusions que nous répartirons la future enveloppe budgétaire. Son niveau restera en revanche identique à ce qu'elle est aujourd'hui. Nous raisonnerons dans une logique de nombre d'adhérents et de niveau de pratique afin de mettre fin au copinage.