« Capable d'évoluer en L1 »

Propos recueillis par Jérôme Diesnis

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" Je dois enchaîner les matchs ".
" Je dois enchaîner les matchs ". — Nicolas Bonzom / Maxele Presse

Sa maturation fut un peu plus tardive que ses partenaires de la génération 1990. Mais après avoir multiplié les apparitions pendant une saison et demie, Jonas Martin fait son trou dans l'effectif du MHSC, assuré du maintien en L1 depuis dimanche. Alors qu'il vient d'enchaîner trois titularisations, il était l'invité du Club Sers lundi sur France Bleu Hérault, en compagnie de Jean-Michel Izoird (Midi Libre) et Davy Gounel (Direct).

Qu'est-il arrivé à l'équipe à Saint-Etienne ?

On n'a pas réussi à les faire douter. Ce match ne restera pas dans les annales. On n'a pas été assez ambitieux. Pourtant, on était impliqué, mais on est passé au travers.

Quel regard portez-vous sur votre saison ?

J'ai disputé tous les matchs amicaux comme titulaire avec l'ancien coach. Et puis en championnat, il a changé de dispositif et m'a enlevé. Il ne me parlait plus, c'était difficile à vivre car je n'avais aucune explication, si ce n'est que je devais jouer plus vite. A l'arrivée de coach Courbis, il m'a dit qu'il comptait sur moi et m'a redonné confiance.

Au point d'expliquer récemment qu'il souhaitait faire de toi un cadre…

J'ai besoin de beaucoup de confiance. Elle est en train de revenir, je suis beaucoup plus serein, j'ose davantage grâce à lui. C'est très bien, mais je dois montrer que je suis capable d'évoluer en L1.

Vous estimez-vous capable d'endosser ce rôle de cadre ?

C'est effectivement une question que l'on peut se poser. Voilà dix ans que je suis au club, je le connais de A à Z. Je me sens prêt à relever ce défi. L'âme pailladine, je l'ai.

Vous avez 24 ans. C'est le moment d'éclore ?

Oui, je dois jouer et enchaîner les matchs. Je ne pouvais plus me contenter de ne jouer que dix minutes tous les trois-quatre matchs.

Comment jugez-vous votre rôle : relayeur ou à vocation offensive ?

Disons que j'aime me trouver dans le cœur du jeu, un «huit» ou un «six» à deux devant la défense. J'aime me projeter vers l'avant. En revanche, je ne suis pas fait pour évoluer seul au poste de récupérateur.