C'est la chenille du Bombyx disparate qui redémarre

Jérôme Diesnis

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Les chenilles sont pendues à un fil.
Les chenilles sont pendues à un fil. — V. Clavières / Sipa

Au nord de Montpellier, sa présence est parfois extrêmement spectaculaire. Des millions de chenilles du papillon Bombyx disparate ont éclos dans le courant du mois d'avril, favorisés par le climat doux et la relative sécheresse de l'hiver et du début de printemps. Les nombreux épisodes venteux depuis plusieurs jours ont contribué à les disséminer bien plus loin que leurs habitats naturels, dans le nord-est du département notamment.

« Le traitement est inutile »


« Leur présence peut paraître inquiétante quand leur nombre est imposant, notamment par l'amoncellement d'excréments sur plusieurs centimètres », reconnaît Marc Clopez, de l'unité forêt-chasse de la Direction départementale des territoires de la mer. Comme en 2005, ces chenilles se retrouvent ainsi aux portes de Montpellier. Si elles ne sont pas urticantes et donc considérées comme inoffensives pour l'homme (sauf allergie spécifique), il n'en est pas de même pour la flore, et notamment le chêne, leur nourriture préféré, même si elles peuvent se retrouver sur d'autres espèces en milieu urbain.

« Mais il est inutile de chercher à les exterminer, reprend Marc Clopez. Le traitement serait néfaste pour la nature et inutile. D'autant qu'en cas de défoliation massive, les arbres reproduisent naturellement des feuilles. » La préfecture préconise seulement une dispersion par nettoyage à l'eau aux abords des zones habitées en cas de prolifération importante.

■ Ne pas confondre

Si la chenille du Bombyx disparate n'est pas dangereuse pour l'homme, il n'en est pas de même de la processionnaire du pin, qui ne fait pas l'objet d'une attention particulière actuellement.