« Des coups de bâton »

Propos recueillis par Jérôme Diesnis

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Geoffrey Jourdren.
Geoffrey Jourdren. — Nicolas Bonzom / Maxele Presse

Geoffrey Jourdren était l'invité du Club Sers, ce lundi. Passé une grosse mise au point avec l'un des chroniqueurs de l'émission rarement tendre à son égard qualifié de « Pierre Menes de Montpellier », il est revenu sur le succès de l'équipe à Guingamp et sa propre performance, excellente. Extraits.

Estimez-vous comme Stambouli que l'équipe n'a jamais été aussi bougée cette saison qu'à Guingamp ?

C'est un match super important pour sortir de la zone rouge et s'offrir une bonne bouffée d'oxygène. Après c'est vrai que c'est sans doute la première fois qu'on se fait bouger à ce point.

Avez-vous le sentiment de réaliser voter meilleure saison en Ligue 1 ?

Oui, je pense. Mais c'est le cas parce que l'équipe a plus besoin de moi cette saison que lors des autres années. Jusqu'à présent, on a souvent marqué les esprits offensivement,  désormais on fait de très bonnes choses défensivement. Dans ces circonstances, on voit davantage les performances du gardien de but.

Manquez de concurrence pour franchir un palier ?

J'ai 29 ans, je sais ce qu'il me faut pour franchir un palier. J'ai une extrême confiance en moi malgré tous les coups de bâtons que je reçois chaque week-end. Je ne doute de rien.

Vous estimez qu'on ne parle pas assez de vous ?

Attention, je ne suis pas en manque de reconnaissance, mais oui, c'est le cas, et c'est lié notamment à la façon dont je suis perçu par les journalistes. Les journalistes notent ou valorisent des joueurs qui ne font rien. J'aimerais davantage d'objectivité. Je n'ai par exemple aucune photo dans les journaux quand je fais un bon match comme à Guingamp. Et quand on demande des explications aux journalistes, ce n'est jamais de leur faute. C'est comme les joueurs, finalement.

Regrettez-vous que le club n'ait pas réussi à franchir des paliers.

Monsieur Nicollin a raison de faire attention avec les salaires astronomiques. Les paliers, on les aurait franchi si on avait gardé Giroud, Belhanda ou Utaka, mais avec les charges astronomiques en France, on ne peut pas y arriver.