Après la pluie, vient la tempête

Nicolas Bonzom

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Mustapha Majdoul, Cécile Duflot et Jean-Pierre Moure, avant le 1er tour.
Mustapha Majdoul, Cécile Duflot et Jean-Pierre Moure, avant le 1er tour. — Nicolas Bonzom / Maxele Presse

L'après-municipales est dur pour la section montpelliéraine d'Europe Ecologie-Les Verts. Allié au PS avant le 1er tour, le parti a sombré avec la liste de Jean-Pierre Moure (PS), qui n'a recueilli que 27, 40 % des suffrages au 2e tour, dix points de moins que la liste divers gauche de Philippe Saurel, élu maire. Le parti écologiste se retrouve propulsé dans l'opposition socialiste avec un seul conseiller municipal, Mustapha Majdoul, contre huit en 2001, et trois en 2008.

Pour le courant des « écoloactifs » d'EELV Montpellier (lire l'encadré), la section est en « situation de mort clinique », demandant même la « dissolution du groupe local et sa re-création sur des bases saines ». « Ce résultat est [dû à] une stratégie désastreuse, une combinaison politicienne à courte vue, mise en œuvre par Mustapha Majdoul (…), basée sur des adhésions de complaisance, des pratiques frauduleuses, souligne le courant dans un communiqué. C'est la démonstration que l'on n'achète pas l'électorat écologiste avec un logo, et des arrangements d'appareils. » Avec, en ligne de mire, l'accord signé entre EELV et le PS, pour une liste commune, tandis que certains ténors du parti militaient activement pour un départ autonome.

«Il y a de la colère»


Pour François Baraize (EELV), 35e sur la liste de Jean-Pierre Moure (PS), et membre des « écoloactifs », il y a un sentiment de « décrédibilisation ». « Il y a de la colère, mais aujourd'hui, c'est plutôt de la détermination, celle de ne plus jamais revivre ce type de plan, confie-t-il. On a multiplié les erreurs. Le fait de planter un arbre au parc Montcalm, ou poser 12 m2 de panneaux photovoltaïques sur la Comédie pour faire marcher une cafetière, c'est hallucinant. » Selon Nicolas Dubourg, membre de la direction nationale du parti écologiste, « depuis trois mois, les électeurs nous demandaient où était notre projet ». « Il fallait présenter un programme autonome, souligne-t-il. Mais aujourd'hui, il faut voir comment on peut travailler avec le maire, à travers les idées qu'il a défendues, plutôt qu'avec un conseiller d'opposition. »

■ Qui sont-ils ?

Jacqueline Markovic, Marie Massart, François Baraize, le conseiller général Christian Dupraz, mais aussi Manu Reynaud, Nadja Flank et Nicolas Dubourg font partie des « écoloactifs ».