Quand les jeunes s'en mêlent

Nicolas Bonzom

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L'hôtel de ville est très convoité.
L'hôtel de ville est très convoité. — Nicolas Bonzom / Maxele Presse

En mars 2008, 46, 77 % des Montpelliérains inscrits sur les listes électorales n'avaient pas participé au premier tour des municipales. Au second tout, 47, 44 % s'étaient abstenus. Six ans après, l'engouement est toujours mitigé sur la place de la Comédie, notamment chez les jeunes qui, pour certains, ignorent qu'il y a une élection. « Quoi qu'il arrive, notre vie ne va pas changer. On aura les mêmes problèmes », confient les plus pessimistes.

« Un combat de coqs »


« Les candidats ne s'intéressent qu'à leurs intérêts, je doute que l'accession au pouvoir soit une manière de prendre soin de nous », souligne Claire, 30 ans, qui ira malgré tout voter, car « tout le monde se plaint, mais n'agit jamais ».

Bertrand, 29 ans, avoue qu'il a parfois l'impression « d'assister à un combat de coqs, qui veulent le pouvoir, et écraser l'autre. Je crois qu'on ne parle pas assez des programmes des candidats. (...) Mais je pense que les enjeux locaux sont plus importants qu'un vote sanction national. » Plus optimiste, Cathy, 20 ans, qui vote pour la première fois, pense que « les municipales, c'est la seule élection où on parle vraiment de nous, et de notre réalité ».