Le mal-être du Petit-Bard

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Dans le quartier du Petit-Bard.
Dans le quartier du Petit-Bard. — Nicolas Bonzom / Maxele Presse

Ce fut l'un des dossiers phare du mandat d'Hélène Mandroux et « celui qui [lui] a le plus tenu à cœur. » Dans le cadre de l'Anru (Agence nationale pour la rénovation urbaine), le relogement au Petit Bard, copropriété dégradée et marquée par les scandales des marchands de sommeil, a accéléré depuis le passage de François Lamy, le ministre du Logement.

Vouée au démolissage, la tour H est en cours de désamiantage. D'autres bâtiment vont en partie disparaître et leurs habitants seront relogés. Plus compliquée est la situation de nombreuses familles dans les logements souvent insalubres. « Une centaine de dossiers est en attente, pour certains depuis 25 ans, explique Khalid El-Hout, président de Justice pour le Petit-Bard. Les bailleurs ne jouent pas le jeu. Ils sont tenus de s'occuper du relogement dans le cadre de l'Anru et expliquent ne pas avoir la capacité de gérer les autres familles. »

Symbole de cette précarité, l'expulsion d'un couple de retraités fin septembre qui avait déclenché une vague d'indignation. « Leur demande de relogement a bien avancé. Elle est liée à leur demande de surendettement », conclut Khalid El-Hout.