Le microcrédit, un coup de pouce face à la crise

Jérôme Diesnis

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Ophélie Helies.
Ophélie Helies. — Jérôme Diesnis / Maxele Presse

Présente à Montpellier depuis 2007, l'Adie (association pour le droit à l'initiative économique) occupe ce vendredi un stand place de la Comédie. « Notre corps de métier est de financer et d'accompagner des personnes qui ont besoin de se financer et n'ont pas de fonds pour obtenir des crédits bancaires », souligne Ophélie Helies, responsable de l'antenne montpelliéraine.

« Un cercle vertueux »


Ces mêmes personnes qui ne disposent pas de garanties suffisantes ou sont interdits bancaires et ne peuvent donc pas financer leurs projets. L'Adie se substitue alors au circuit traditionnel en finançant ces projets. Ils ont été 250 porteurs en 2013 dans la région, pour un prêt moyen de 3 500 €, à rembourser avec des intérêts. « Le prêt à taux zéro n'existe pas, reprend Ophélie Helies. Nous proposons un cercle vertueux. C'est une première marche pour passer à un crédit bancaire classique. » Pour financer ces aides, l'Adie fait appel aux dons, aux subventions et aux prêts bancaires. « L'Adie a été installée dans la région par la fondation BNP Paribas, souligne Francis Lafon, directeur des agences BNP Paribas de l'Hérault. C'est une bonne façon de leur donner la chance de revenir dans le circuit économique classique.» De nombreux collaborateurs de la banque à la retraite interviennent en qualité de conseil pour les guider dans la montée en puissance de leurs entreprises. L'Adie n'est pas qu'un organisme de prêt : c'est aussi une aide en conseil juridique, en stratégie commerciale ou encore informatique.

■ Appel aux dons

Composé de quatre salariés et de bénévoles, l'Adie (www.adie.org) recherche des donateurs, qu'il s'agisse de particuliers ou d'entreprises. Contact : 09 69 32 81 10 (appel non surtaxé).