Un bouquet numérique

Nicolas Bonzom

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Dans les couloirs sombres du deuxième plus grand herbier de France...
Dans les couloirs sombres du deuxième plus grand herbier de France... — Nicolas Bonzom / Maxele Presse

Dans un bâtiment désaffecté de l'institut de botanique de l'université Montpellier-II, se cache l'un des trésors du patrimoine languedocien : un herbier d'environ 3, 5 millions d'échantillons, stockés sur près de 5, 5 km d'étagères. Ses collections exceptionnelles de fougères, de champignons ou de plantes aromatiques en font le deuxième plus grand de France, après celui du Muséum d'histoire naturelle, à Paris. « Les plus anciennes planches remonteraient à des travaux de Pierre de Richer de Belleval, qui fut médecin et botaniste, au XVIIe siècle », souligne Véronique Bourgade, sa responsable.

« Difficile à consulter »


Avec l'opération e-ReColNat, l'université se lance dans la numérisation de son joyau. D'ici à la fin de l'année, « une base de données sera mise à la disposition du public et des chercheurs sur Internet, explique Marc Pignal, chargé de mission. Même si l'herbier est dans un état sanitaire excellent, il est extrêmement difficile à consulter, avec des feuilles souvent très fragiles. Une personne qui n'est pas habituée pourrait facilement faire des bêtises… La numérisation, c'est pour faciliter l'accès au savoir pour tous. » Ce chantier immense, qui bénéficie d'une enveloppe de 7 millions d'euros, devrait s'achever à l'horizon 2019.

■ La fusion entérinée

Le comité stratégique de la Nouvelle Université de Montpellier a entériné la fusion entre l'UM-I et l'UM-II, pour le 1er janvier 2015. Il s'agira du 6e pôle universitaire de France, avec 41 000 étudiants.