« Réaliser le doublé »

Propos recueillis par Jérôme Diesnis

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Mathieu Peisson (à droite).
Mathieu Peisson (à droite). — Mélanie Bambie

Il fut six fois meilleur buteur du championnat (actuellement 2e), et meilleur joueur en 2012. Mathieu Peisson porte le bonnet n° 7 de Montpellier depuis 2009. Il fut, en 2001, le 2e Français de l'histoire à s'exiler (en Espagne), puis le 1er a conquérir un titre à l'étranger. A 31 ans, l'international évoque le sommet de samedi : son équipe, leader de Pro A, se rend à Marseille, champion de France.

Après une saison perturbée par les blessures, comment allez-vous ?

Très bien. Les stages estivaux avec l'équipe de France m'ont permis de me remettre. Sportivement, c'est plus mitigé. On s'est fait éliminer bêtement en Eurocoupe et en championnat nous avons été accrochés par Nice, un match que nous avions en main. Mais on est toujours dans nos objectifs de réaliser le doublé Coupe de la Ligue et Pro A.

A 31 ans, que vous apporte votre retour en équipe de France ?

Même si je suis le seul à avoir participé à un Euro A, je suis loin d'être indiscutable. Ce retour m'a fait évoluer dans la mise au service du collectif. Il me sert en club où mon rôle est toujours d'être buteur, mais je suis plus impliqué dans les tâches défensives.

Comment aviez-vous vécu d'être écarté des Bleus ?

Comme une injustice. J'ai été victime du copinage lorsque le manager et l'entraîneur de Marseille étaient aussi ceux de l'équipe de France. Je n'avais pas voulu croire en 2009 qu'on me ferait payer le fait de signer à Montpellier. Mais je ne l'ai jamais regretté.

Est-ce simple pour un Sétois de jouer à Montpellier ?

Avant 2001, j'avais une très forte identité sétoise. L'Espagne m'a permis d'élargir mon horizon. J'y ai vécu 4 années exceptionnelles. A mon retour, la 2

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saison à Sète s'est mal passée. Montpellier était logique pour son ambition et l'attachement à la région.

Que cache l'adjectif de professionnel dans le water-polo ?

A Montpellier, on n'a pas à se plaindre. Dans de nombreux clubs, les joueurs sont maîtres nageurs la journée. Nous, on s'entraîne et on vit correctement, même si on est loin des salaires des autres sports pro. C'est à nous d'aider le water-polo à passer un cap, par nos résultats en club ou en sélection.