Nous sommes plus périurbains

Jérôme Diesnis

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L'Insee a dévoilé mardi les conclusions du recensement de la population en Languedoc-Roussillon. La région est celle qui a connu la plus forte croissance démographique en France depuis 1982 (+1, 1 %).

Toujours plus d'habitants. La population de la région Languedoc-Roussillon dans son ensemble et Montpellier en particulier sont en progression constante. Neuvième région la plus peuplée de France, elle en représente 4, 2 % de la population, soit 2 670 046 habitants. Huitième ville désormais toute proche de Strasbourg, Montpellier reste la première locomotive avec 264 538 habitants.

Le poids des couronnes. La densité régionale a bondi de 1982 de 69 à 96 habitants au km2. La progression est deux fois plus importante mais toujours inférieure à la moyenne nationale. Les grands pôles urbains – exception de Béziers qui a perdu 0, 2 % en 5 ans – ne sont plus les seuls à porter ce dynamisme. Les aires urbaines (où 40 % d'une même population vit et travaille) situées autour de l'A9 et désormais de l'A75 et A750, explosent. 5 % du territoire regroupe 90 % de la population. L'exode rural s'est arrêté depuis les années 70.

Montpellier champion. Au cours des cinq dernières années, le poids du solde migratoire dans la hausse démographique reste prédominant (80 %) mais diminue par rapport au solde naturel (différence entre les naissances et les décès). Contrairement à Nîmes, Montpellier continue d'augmenter son rythme de croissance démographique grâce à un solde naturel élevé. Une exception régionale. D'ici à 2030, le vieillissement de la population régionale devrait entraîner un solde négatif. La seule source de croissance deviendrait alors son attractivité.

■ Une croissance en suspens

Si l'évolution du solde naturel se confirme, la région deviendrait de plus en plus vieillissante. Sa croissance ne dépendrait plus que sa capacité à attirer de nouveaux habitants venus d'autres horizons. Or, le Languedoc-Roussillon est confronté à un chômage endémique, le plus important de France. Le nombre de créations d'emplois est insuffisant pour absorber la totalité de la population active parmi les nouveaux arrivants.