La LGV à nouveau envisagée

Jérôme Diesnis

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C. Bourquin (à g.) et P. de Bousquet.
C. Bourquin (à g.) et P. de Bousquet. — Jérôme Diesnis/Maxele Presse

Repoussée aux calendes grecques par le rapport Duron - qualifié « d'orage de grêle » par le président de la région Christian Bourquin (PS) - la ligne à grande vitesse entre Montpellier et Perpignan appartient de nouveau au domaine du possible. « Tout est de nouveau sur les rails », reprend celui qui copréside le comité de pilotage de la LGV avec le préfet Pierre de Bousquet.

Le tracé connu en 2015


Le 15 décembre, lors de l'inauguration du premier TGV reliant Paris à Barcelone, le ministre des transports Frédéric Cuvillier s'était engagé à « relancer les études de référence de l'infrastructure en vue du lancement de l'enquête publique. » Faute d'infrastructures adaptées, les TGV roulent entre Montpellier et Perpignan à la vitesse de trains classiques.

Ces études, d'un coût de 40 millions d'euros, sont les prémisses au lancement de travaux pharaoniques de 6 et 8 milliards d'euros. Mais elles n'augurent pas pour autant de leurs réalisations : ces travaux sont conditionnés à la volonté politique et la capacité de financement des différents intervenants, l'Europe notamment.

Le représentant de l'État et les collectivités territoriales concernées ont donné le feu vert aux acquisitions foncières : « Latitude nous est donnée de passer d'une bande de 1 000 à 100 mètres, soit un millier de propriétaires », reprend Christian Bourquin qui fixe au second semestre 2015 le choix du trajet définitif et à l'horizon 2017 l'hypothétique début des travaux.

Le montant des acquisitions est estimé à 100 millions d'euros, dont 30 provisionnés fin mai. Elles seront financées selon un canevas défini ce jeudi : « un quart par l'Etat, un quart la région, un quart par RFF et le reste à la charge des collectivités territoriales concernées», conclut Pierre de Bousquet.

■ Observatoire

Les différentes partenaires mettront en place un observatoire de la saturation ferroviaire. Par ailleurs, les études pour deux gares nouvelles à Béziers et Narbonne sont confirmées.