Face à face tendu entre pompiers et gendarmes

Jérôme Diesnis

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Lundi, devant le conseil général.
Lundi, devant le conseil général. — Jérôme Diesnis / Maxele Presse

La grogne des pompiers, en grève illimitée depuis le 11 décembre, est montée d'un cran ce jeudi. Après avoir envahi ce jeudi le conseil général réuni en assemblée, les pompiers se sont réunis devant le Sdis (Service départemental d'incendie et de secours), le centre névralgique des secours dans l'Hérault, situé à Vailhauquès.

24 heures payées 17


Le face à face a été extrêmement tendu avec la centaine de gendarmes mobilisée pour l'occasion. Les pompiers ont allumé des feux de palette pour marquer leur mécontentement. « Nous travaillons 2 160 heures par an, payés 1 607. 24 heures de garde sont payées 17 heures. Nous demandons que chaque heure travaillée soit payée », précise Didier Bosch, président du syndicat autonome dans le département. « Le président n'y est pas hostile », répond Christian Bilhac, chef du pôle communication au Sdis de l'Hérault. « Mais on ne peut pas recruter du jour au lendemain 25 % de pompiers supplémentaires, car il faut les former. Cela demande un délai important. Sans compter la hausse dans la même proportion de la masse salariale que cela engendre. » André Vezinhet, président du Département, a clairement expliqué que l'institution n'était pas en mesure d'absorber ce financement. « Tout le monde est d'accord pour aller vers cet objectif, mais il faut le planifier », reprend Christian Bilhac.

Jeudi, en début de soirée, la situation était toujours très explosive sur le site du Sdis de l'Hérault.

■ Aucun impact

La grève des sapeurs pompiers est sans impact pour la population. Les secours continuent à être assurés sous l'autorité du préfet et du directeur départemental, les pompiers étant réquisitionnés.