« On n'y croit pas assez »

Propos recueillis par Jérôme Diesnis

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" On a tout pour rouler. "
" On a tout pour rouler. " — Jérôme Diesnis / Maxele Presse

Second de Ligue Féminine de Basket derrière Bourges, Lattes-Montpellier achève la phase aller du championnat ce samedi à Basket Landes, après avoir achevé celle d'Euroligue ce mercredi. La troupe de Valery Demory a l'espoir de sortir d'une poule homogène derrière Fenerbahce.

Quel est le bilan de cette première partie de saison ?

Il sera bon si on gagne à Basket Landes. Mon gros regret, c'est notre défaite contre Bourges à Lattes. Sans passer à côté, on a raté les lancers-francs qui nous ont coûté le match.

Et en Euroligue ?

Les revers à Sopron (61-54) et à Brno (67-64) me déçoivent : je pense qu'on est meilleurs que ces deux équipes. Des succès nous auraient mis en super position pour les matchs retours, sachant que notre calendrier est intéressant. Pour l'instant c'est bien, mais ça pourrait être très bien.

Que vous manque-t-il ?

Un peu de volonté, de croyance en nos valeurs. Il faut se rendre compte qu'on a les moyens de bousculer l'ancienne hiérarchie et d'inscrire notre nom. J'espère que ça ne va pas mettre cinq ans. On n'a pas le temps d'attendre.

Mais le groupe a beaucoup changé...

On est parti sur un nouveau cycle. On a malgré tout les moyens de gagner quelque chose. Il ne faut pas passer à côté de ça. Nos résultats sont biens, on n'a pas une blessée, on a tout pour rouler. On n' y croit pas assez.

Les filles sont-elles réceptives à votre projet ?

Je l'espère, il faut leur demander. Maintenant, comme j'ai pu leur dire quand j'étais fâché, j'ai le sentiment d'avoir plus envie qu'elles de gagner. L'équipe est équilibrée et sans conflit, mais la saison ne sera réussie que si on gagne quelque chose.

Shameka Christon sera-t-elle lattoise après le 21 décembre ?

C'est la joueuse adroite qui nous a apporté les shoots à trois points qui nous manquaient. On discute avec elle, sachant que nous n'avons pas un gros budget, qu'elle n'a pas un gros salaire et que l'on ne pourra jamais s'aligner sur les clubs russes ou turcs. Mais si elle se blesse, nous, on la soignera et on continuera à la payer.