Une famille recomposée

Nicolas Bonzom

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Delafosse, et Moure, mercredi.
Delafosse, et Moure, mercredi. — Nicolas Bonzom / Maxele Presse

Olives et cacahuètes pour fêter le rassemblement. Mercredi, Michaël Delafosse, ex-candidat aux primaires socialistes, a officialisé son soutien à Jean-Pierre Moure, investi pour les élections municipales. A l'heure du déjeuner, les halles Castellanes ont été le théâtre des retrouvailles, entre deux éléphants du Parti socialiste montpelliérain. « Les habitants voulaient que la famille soit rassemblée. C'est fait ! », souligne Hussein Bourgi, secrétaire fédéral du PS, excusant Laurent Beaud, « qui n'a pu être là aujourd'hui ».

« Les guerres d'ego mènent à la défaite »


Près de deux mois après avoir défié le président de l'agglomération de Montpellier au jeu des primaires militantes, et après avoir été annoncé partout, et avec tous, Michaël Delafosse se range derrière le PS. « Une fois que le débat a eu lieu, il faut évidemment se rassembler. Les guerres d'ego mènent à la défaite. J'ai apprécié qu'on ait pris du temps pour discuter. On aurait aimé l'annoncer plus tôt… Mais j'ai pris un congé de paternité ! », sourit Michaël Delafosse, qui vient d'être papa. L'élu à la culture de la mairie ne cache pas avoir rencontré Philippe Saurel, élu à l'urbanisme, candidat de gauche pour les municipales. « Nous nous sommes vus, et je lui ai dit que ma logique était le PS, et rien d'autre, reprend Michaël Delafosse. Nos électeurs n'aiment pas les divisions. S'il souhaite rejoindre la dynamique, il est le bienvenu. » De son côté, Philippe Saurel confirme l'entrevue, en soulignant qu'ils ont parlé des « invariants de gauche, comme la régie publique de l'eau, le respect du parc Montcalm ou le pouvoir partagé entre la mairie et l'agglomération. Qu'il rejoigne Jean-Pierre Moure ne me procure aucun sentiment… Il fait ce qu'il veut. » A 100 jours du 1er tour, la campagne est bel et bien lancée.

■ « Heureux »

Jean-Pierre Moure, candidat PS, s'est dit « heureux » que Michaël Delafosse rejoigne sa campagne. « Ceux qui jouent seuls en dehors du terrain n'intéressent pas les électeurs », confie le candidat.