« Pas de dépendance »

Propos recueillis par Jérôme Diesnis

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Le PC n'est plus l'allié du PS.
Le PC n'est plus l'allié du PS. — Jérôme Diesnis / Maxele Presse

A 60 ans, Roger Moncharmont a été investi par le Parti communiste pour mener la campagne aux élections municipales de Montpellier. Fin novembre, les militants s'étaient massivement prononcés pour rejoindre la liste Front de gauche au premier tour. Cet inspecteur du travail (en activité) avait milité pour ce rapprochement.

Pourquoi militiez-vous pour rejoindre le Front de gauche ?

C'est une force politique que nous avons contribué à faire émerger. Nous sommes engagés de manière durable dans ce mouvement politique. C'est une façon de faire revenir à la politique beaucoup de citoyens qui ne trouvent pas leur compte dans l'organisation actuelle des partis.

Un accord avec le PS était-il donc impossible ?

Il n'y avait pas d'alternative à cette position. Le PS est émietté. Pour une force politique qui ambitionne de transformer les choses, il était inconcevable d'être en position de dépendance vis-à-vis de qui que ce soit.

Il s'agit d'un tournant historique...

Nous sortons de plusieurs dizaines d'années d'alliance du type union de la gauche avec participation à l'exécutif. Tout le monde a conscience d'être à la fin du cycle frêchiste.

Que pensez-vous de la position de Michel Passet, adjoint au maire et défenseur d'une liste avec le PS ?

Il est à la fois dirigeant national, premier responsable de la fédération de l'Hérault mais aussi adhérent à la section de Montpellier où il a toute sa place. L'assemblée générale des adhérents est souveraine sur ce territoire. Tout le monde s'inscrit dans la mise en œuvre des décisions qui y sont prises.

Quels seront vos principaux thèmes de campagne ?

Que l'argent public aille au service public. Avoir, par ailleurs, une politique municipale plus solidaire. Nous sommes également effrayés par certains projets mirifiques. Il y a aussi un problème de démocratie dans cette ville. Or, nous sommes par exemple extrêmement meurtris par ce qu'il s'est passé sur la gestion de l'eau avec l'absence de débat. Ce fut un déni de démocratie total.