Une issue pour l'affaire des paris ?

Nicolas Bonzom

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Nikola Karabatic, face aux journalistes, au tribunal, le 29 janvier.
Nikola Karabatic, face aux journalistes, au tribunal, le 29 janvier. — Nicolas Bonzom / Maxele Presse

Dans un rapport daté du mois de mai, l'expert Pierre Sallet accréditait la thèse de la tricherie sur le match Cesson-Montpellier du 12 mai 2012 (31-28). Ce mardi, la cour d'appel a annulé cette pièce à conviction, estimant que l'expert n'était pas « reconnu ». La décision fait suite aux requêtes des avocats de Primoz Prost et de Mladen Bojinovic, rejoints par la défense des frères Karabatic et de Mickaël Robin. Patrice Canayer, manager général du MAHB, insistait, mardi, sur le fait que le rapport aurait été annulé « sur la forme, parce que les images fournies proviennent de la Ligue nationale de handball, qui est partie civile ».

Recours en annulation


Seize personnes, dont huit joueurs de Montpellier, sont accusées dans cette affaire d'avoir parié une somme totale de 88 000 € sur le score à la mi-temps. Cette décision devrait purement et simplement annuler les procédures, selon les avocats des joueurs. « Ce rapport a servi à constituer le délit, confie Me Luc Abratkiewicz, l'avocat de Mladen Bojinovic. Le rapport disparaît, et l'infraction disparaît. On en revient donc aux simples paris, qui, eux, ont été déjà sanctionnés. » Me Marc Gallix, l'avocat de Mickaël Robin, a annoncé qu'il allait déposer un recours en annulation de la mise en examen de son client, qui « dépend à 90 % du rapport. »