« Perdre a été formateur »

Nicolas Bonzom

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J. Domergue (à g.) et C. Jeanjean.
J. Domergue (à g.) et C. Jeanjean. — Nicolas Bonzom / Maxele Presse

Six ans après son échec en triangulaire, face au PS et aux Verts, Jacques Domergue retentera sa chance, en mars, aux élections municipales. Depuis 2008, le chef de file de l'UMP a « changé ». « Perdre a été dur, mais surtout formateur, souligne le chirurgien de 60 ans. J'ai douté, puis j'ai mûri. Mon expérience professionnelle à la direction de Val d'Aurelle m'a appris l'intérêt général. Aujourd'hui, je suis prêt à être maire (...). J'ai envie de rendre à Montpellier ce qu'elle m'a donné depuis que je suis arrivé ici, en 1971. »

Le tramway jusqu'à la mer ?


Jacques Domergue a évoqué, ce jeudi, sur le parvis de la mairie, les grandes lignes de son programme. En égratignant au passage « la gestion des autres [le PS] depuis 30 ans ». « Le visionnaire [Georges Frêche] est parti, souligne-t-il. Ils n'ont plus la passion de la ville. Jean-Pierre Moure veut baisser la fiscalité ? Lors de son dernier mandat à l'agglomération, il a augmenté de 9 % la taxe d'habitation ! »

Quand le candidat UMP parle de sécurité, le discours se durcit : « Il n'y a pas de développement sans sécurité. Aujourd'hui, les Montpelliérains sortent du cinéma à 22 h avec la peur. (...) Je m'opposerai également à la construction d'un village pour Roms. » Et de dénoncer la présence de ces derniers « à chaque carrefour de la ville ».

Sur le terrain des transports, Jacques Domergue souligne que la gratuité du tramway, qu'il a promis en 2008, n'est plus d'actualité, « à cause de l'époque que nous vivons ». « Je ferai un moratoire pour tenter de fluidifier le trafic, et faire cohabiter ensemble, voitures, vélos et tramway. » Christian Jeanjean (UMP), le maire de Palavas, soutien de Jacques Domergue, promet, de son côté, que les rames arriveront « un jour à la mer », et qu'une réflexion devra être ouverte.

■ « En tête » au 1■ er■ tour

Jacques Domergue souligne sa volonté d'arriver en tête au 1er tour, le 23 mars 2014. « Et après, tout est possible », reprend-t-il. En 2008, il était 2e au 1er tour, avec 26,13 % derrière Hélène Mandroux (47,11 %).