« Donner un peu plus »

Propos recueillis par Jérôme Diesnis

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Jamel Saihi : " Je suis opérationnel. "
Jamel Saihi : " Je suis opérationnel. " — Nicolazs Bonzom / Maxele Presse

Après onze mois d'absence en raison d'une blessure au genou, Jamel Saihi a repris progressivement la compétition. l'international tunisien, champion de France 2012, apparaît de nouveau comme un titulaire en puissance.

Etes-vous complètement rétabli ?

J'avais une petite gêne au dos contre Nantes, il ne fallait pas prendre trop de risque après une si longue absence. Mais je suis opérationnel pour ce week-end. J'avais effectué une bonne préparation. Le staff m'a fait reprendre progressivement. J'espère retrouver ma meilleure forme rapidement. Je me rapproche de mon niveau.

Avez-vous vécu des moments difficiles pendant ces onze mois ?

On vit toujours mal une blessure aussi longue, mais je ne me suis jamais posé de mauvaises questions. J'ai travaillé, écouté le staff médical. Dans ces cas-là, il faut se raccrocher à sa famille, ses amis, se rappeler de la chance que nous avons de faire ce métier, surtout par les temps qui courent. J'ai vécu des années difficiles avant, tout ça forge le médical.

D'autant qu'il régnait un flou autour de votre blessure…

Ce n'était pas une blessure commune. Le staff médical a tout fait pour que je revienne très vite, mais sans brusquer les choses.

Vous vous attendiez à être rappelé si vite avec la Tunisie ?

J'ai été surpris d'avoir été appelé. Ça prouve que le nouveau coach a confiance en moi, même s'il ne faudra pas trop prendre de risque. Ça fait du bien à la tête de retrouver le groupe.

Au MHSC, votre rôle a-t-il changé ?

Je sens que beaucoup de monde compte sur moi. A moi d'être bon sur le terrain, d'encadrer cette équipe rajeunie, d'apporter mon vécu.

L'équipe est-elle en danger ?

On ne peut pas dire ça, mais on commence à être dans le rouge. Seizième, ça faisait longtemps que ça ne nous était pas arrivé.

Le groupe a-t-il conscience de l'urgence à prendre des points ?

Le groupe a conscience d'être en difficulté, mais se mettre une pression supplémentaire nous ferait déjouer. Il faut rester calme dans nos têtes, mais chacun doit donner un peu plus.