Cauchemar sur les berges du Lez

Nicolas Bonzom

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Le mystère reste entier, à Castelnau-le-Lez, après la découverte dimanche soir de deux cadavres sur les berges. « Rien n'indique pour l'heure qu'il y ait un lien entre ces deux drames », note-t-on à l'hôtel de police. Pourtant, la coïncidence est frappante. Vers 17 h 30, ce dimanche, le corps sans vie d'un homme d'une trentaine d'années est découvert dans un buisson, sous le pont de la Corcorde, entre Montpellier et Castelnau-le-Lez. « Son identité n'a pas été dévoilée, reprend-t-on à la direction de la sûreté du département. On ne sait pas qui il est. »

L'enfant aurait échappé à la vigilance de ses parents


Deux heures plus tard, vers 19 h 30, un bébé de 21 mois était porté disparu, au même endroit. A 20 h 15, le cadavre de l'enfant, noyé dans le lit du Lez, est retrouvé. Selon les premiers indices, il aurait échappé à la vigilance de ses parents, originaires d'Azerbaïdjan. « Ils ont passé tout l'après-midi sur la pelouse, près du Lez, souligne Hervé Poinot, procureur-adjoint de Montpellier. Lorsqu'ils ont commencé à ranger leurs affaires, ils se sont aperçus de sa disparition. »

L'enfant serait tombé dans l'eau, sans que personne ne s'en rende compte. « A priori, aucune trace suspecte n'a été détecté sur le bébé », reprend-t-il. Les membres de cette famille, « parfaitement en règle », etaient visiblement en vacances à Montpellier. Très choqués, ils ont été conduits au commissariat pour être entendus par les enquêteurs.

Les autopsies des deux corps, qui ont débuté lundi, devraient permettre d'en savoir plus sur les circonstances des drames. « Et éventuellement, de faire un lien entre les affaires », souligne-t-on de source policière. En attendant, les spéculations vont bon train.

■ Des berges mieux sécurisées

Le syndicat du bassin du Lez (Syble) achève des travaux d'entretien des cours d'eau du bassin versant, afin de contribuer « à la protection des biens et des personnes notamment dans les secteurs urbanisés (...) et à améliorer le fonctionnement physique des cours d'eau. » Selon le Syble, l'accumulation de bois morts et d'obstacles pourrait aggraver les inondations, lors des crues importantes. L'intervention se fait sur 70 km de berges pour 380 000 €.