«Je suis un passeur »

Propos recueillis par Jérôme Diesnis

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Jean-Pierre Moure, au siège du PS.
Jean-Pierre Moure, au siège du PS. — Nicolas Bonzom / Maxele Presse

Agé de 63 ans, Jean-Pierre Moure dirige l'agglomération de Montpellier depuis 2010. Jeudi, il a été élu à 60, 2 % par les militants pour représenter le PS aux municipales, devant Michaël Delafosse (37, 7 %) et Laurent Beaud (2, 1 %), avec un taux de participation de 70 %.

Etait-il important d'asseoir votre élection par une forte majorité ?

J'ai souhaité que la primaire interne soit la règle de désignation du premier socialiste à Montpellier. Cette victoire est celle des militants qui se sont massivement mobilisés pour porter un projet.

Quel est ce rôle de passeur évoqué lors de votre discours d'investiture ?

Beaucoup de jeunes se sont investis dans cette campagne des primaires. Je suis un passeur, car je n'ai pas vocation à multiplier les mandats.

La campagne a été houleuse. Au PS, le rassemblement est-il possible ?

Je mettrai tout en place pour ce rassemblement. Je laisse la responsabilité à ceux qui n'ont pas voulu participer à ces primaires de se déterminer. Mais le résultat de jeudi montre très clairement où se situe le cap.

Qui figurera sur votre liste ?

Je ne suis pas dans l'idée de composer un casting. La liste se déterminera naturellement et correspondra à la richesse de la ville, de sa capacité à porter une vraie équipe municipale, travailleuse, diverse dans la représentation de ses quartiers et de ses origines. Cette ville sera beaucoup plus tonique, car portée par sa population.

Quelles seraient les priorités de votre mandat ?

Les quartiers, la jeunesse, l'économie… J'ai pris des mesures concrètes comme la cellule d'accompagnement de l'emploi des grands travaux, avec un objectif de 1 000 à 1 500 créations… Je veux une ville de développement durable apaisée dans ses services publics de proximité. Il y a des urgences, comme répondre à la sensation d'insécurité ou la propreté.

Pourquoi souhaitez-vous un seul exécutif à la mairie et à l'agglomération ?

L'expérience montre que deux exécutifs divisés ne fonctionnent pas. On a besoin d'une unité qui repose sur une ville au quotidien et une métropole qui porte une vision d'avenir.