« Une année incroyable »

Propos recueillis par Jérôme Diesnis

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Sur la Generali Solo, samedi.
Sur la Generali Solo, samedi. — Jérôme Diesnis / Maxele Presse

Neuvième de la Generali Solo, Xavier Macaire a achevé une saison marquée par une inattendue deuxième place de la Solitaire du Figaro.

Avez-vous la sensation de vous être révélé cette saison ?

Ça a été une année très riche à tous les niveaux, que ce soit dans les relations avec les collégiens, les Héraultais sur le salon nautique, les jeunes du foyer social. Et bien sûr, il y a la belle réussite du projet : surtout la deuxième place à la Solitaire du Figaro. C'est une année incroyable.

Vous semblez vous-même surpris de ce résultat...

Je visais un Top 5 et c'était déjà très ambitieux. J'osais à peine rêver d'un podium. Et je ne pensais pas que la victoire serait possible, alors qu'un moment j'étais proche de la victoire. Mais peut-être que je ne l'ai pas atteint parce que je n'y étais pas préparé.

Désormais, vous savez qu'elle est dans vos cordes…

Ça ne veut pas dire que je vais la gagner l'année prochaine, mais je sais que j'en suis capable, comme d'autres skippers le sont aussi. Mais je n'ai aucun regret. Mes proches sont comblés par ce résultat, moi le premier. J'en ai davantage sur la Generali Solo, qui s'est achevée samedi.

A quels titres ?

J'ai fait quelques erreurs. Je finis neuvième, alors que j'ai été troisième à un moment de cette course. Mais j'ai commis des erreurs les derniers jours.

Vous gagnez néanmoins la 4

e

 manche du grand prix de Sète…

J'ai eu beaucoup de hauts et de bas sur cette épreuve, avec une avarie dans la manche suivante.

Pensez-vous avoir franchi un palier ?

J'ai senti dès les premières courses que j'étais capable de naviguer avec les meilleurs. Tout le travail de préparation mené au cours de l'hiver a payé.

Vous êtes récompensé par la prolongation avec Skipper Hérault...

Oui, on repart sur un an. J'ai demandé au conseil général s'ils voulaient prolonger d'un an le contrat. Ça s'est très bien passé pour les deux parties. Ils étaient contents de mes interventions et moi de ce projet, dont je sens qu'il fait bouger les choses.