« Ce n'est pas du tout la faute de la présidente ! »

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La tribune d'Anne Fraïsse, publiée ce mardi dans le journal « Libération », était sur toutes les lèvres, ce jeudi, dans les couloirs de la faculté. « Madame la Ministre, vous agissez comme un médecin qui provoquerait la fièvre de ses malades, écrit la président de l'université Montpellier-III. Bien sûr, la fermeture de Béziers, l'inquiétude des étudiants, ce n'est pas la faute de l'État, c'est la mienne. Mauvaise gestion, trop de formations, trop de personnels. (...) Je refuse que mon université soit traitée dans votre hôpital (...) et vous ne nous proposerez pas vos purges et amputations sans que tous n'en soient informés. » Pour Lenka, la présidente de l'Unef, « la direction de l'université n'a été que gestionnaire de la rigueur, car l'État se désengage du budget de l'enseignement supérieur. » «Ce n'est pas du tout la faute de la présidente, note David, de l'Adem-III. Le problème est arrivé ailleurs. » N.B.