La colère grandit à l'université

Nicolas Bonzom

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Nicolas Bonzom / Maxele Presse

Reçus, mais déçus. « Il y a eu de très belles paroles, mais pas de solutions concrètes », souligne l'un des six membres de la délégation étudiante de Paul-Valéry, reçue jeudi, par le directeur du cabinet du rectorat. « Il ne faut rien lâcher, la mobilisation doit continuer ! », entend-t-on derrière lui. Le 17 septembre, la directrice de la faculté de lettres annonçait la mise en place de mesures d'austérité, pour faire face à un déficit budgétaire de 3, 6 millions d'euros (fermeture du site de Béziers, tirage au sort dans certaines filières...). Depuis, la colère enfle dans les amphithéâtres.

Un appel à la grève


Jeudi après-midi, un cortège de 300 à 400 étudiants a quitté le campus pour rejoindre le Rectorat, bloquant la circulation du tramway durant près d'une demi-heure. « Aujourd'hui, ce que l'on veut, c'est que le personnel administratif soit solidaire avec notre protestation, car ces mesures les concernent aussi. Le mouvement grossit. On était 400 en assemblée générale la semaine dernière, et plus de 500, ce jeudi », assure Lenka, présidente de l'Unef à Montpellier. Un appel à « la grève au niveau national » a été lancé, tandis que les cours pourraient être banalisés jeudi 10 octobre, pour laisser la liberté « à tous, même aux boursiers, de se mobiliser ».