Un sacré problème de taille

Jérôme Diesnis

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Aucun but marqué sur corner.
Aucun but marqué sur corner. —

Et Zubar est passé devant Hilton et Jebbour, pour égaliser de la tête. Cette image, toute fraîche puisqu'elle date de dimanche, est une ritournelle. Montpellier a encaissé 6 de ses 11 buts (55 %) sur coup de pieds arrêtés et en a inscrit 2 sur 9 (22 %) dans le même temps…

Largement déficitaire, la balance témoigne des difficultés du MHSC dans le jeu aérien. « Les statistiques sur ces phases statiques se situent généralement à un tiers de buts marqués et un tiers encaissés. On en est très loin, souligne Jean Fernandez. Défensivement, on a tenté plusieurs solutions : le marquage individuel, mais ça n'a pas fonctionné ; maintenant nous sommes en zone, mais on n'a pas davantage de réussite. »

« On subit trop »


La saison dernière, Montpellier souffrait déjà. « Je me souviens d'un match à Paris très caractéristique », note le coach. A cela, une première raison. Le MHSC est l'une des équipes les plus petites de la L1 (encadré). « Ça rentre en jeu, mais globalement on subit trop les choses, évoque Pascal Baills, entraîneur adjoint et ex-défenseur intraitable. Il faut faire preuve de plus d'agressivité, de concentration, d'attention. »

Offensivement, depuis le départ de Costa – « un pied de niveau Ligue des champions », dixit Pascal Baills –, le groupe n'est plus en capacité de placer les défenses sous pression. « C'est une arme extrêmement importante quand on peine à mettre du mouvement, reprend Jean Fernandez, monté avec Metz en L1» avec plus de 50 % de buts sur coups de pied arrêtés «.

En phase de reconstruction, Montpellier ne peut pas encore s'appuyer sur ce genre de coup de pouce. De ceux qui ont souvent permis au MHSC de gagner des matchs mal embarqués dans un passé pas si lointain.

■ Jusqu'à 5cm d'écart

En 8 matchs, le MHSC a rendu en moyenne 2,2 cm à ses adversaires et jusqu'à 5 cm contre Reims (4,73 cm), où seuls les latéraux mesuraient moins d'1,80m, et Rennes (4,55 cm). Pour 2 nuls 0-0.