La rue est un art à Pierresvives

J. D.

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Salamech a scénographié.
Salamech a scénographié. — Jérôme Diesnis / Maxele Presse

Concilier pédagogie et plongée dans le monde multiple du street art. La carte blanche donnée à Al, artiste lui-même et commissaire de l'exposition « Pierres, papiers, peintures. Arts urbains et architectures » (3P2A), à PIerresvives, réussit une gageure. « Je voulais montrer le parcours initiatique d'un artiste urbain, de sa salle de classe à la galerie, en passant par ses différents univers, explique-t-il. La chambre, la rue, les trains, les gardes à vue. Exprimer le panel très large de disciplines et de médium à la portée des artistes. »

« Construire la ville in situ »


Ils sont douze à lui avoir répondu, internationalement reconnus pour la plupart, à l'image du collagiste FKDL, passionné de vieux papiers dont il recouvre les murs avec poésie. « Le travail de rue, c'est le partage avec le plus grand nombre, la galerie à ciel ouvert. » Pierrevives lui a permis de récréer son univers, d'un corps de femme et des cadrans du temps qui s'écoule.

3P2A est un regard suspendu sur la rue. Parfois bien connue des Montpelliérains. « Cette un hommage à ma ville, évoque le graffeur Salamech, devant la façade revisitée du Rockstore. L'idée d'intervenir sur un module, de recréer une ville imaginaire in situ nous plaît énormément. » Il présente sa scénographie ses oeuvres installées dans des cadres d'affichage. «Ce que j'appelle des réclames urbaines. » A découvrir jusqu'au 31 décembre à Pierresvives. Gratuit.