« Halte à la bataille d'égos »

Propos recueillis par Jérôme Diesnis

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" Je vais gagner cette primaire ", assure l'actuel adjoint à l'urbanisme.
" Je vais gagner cette primaire ", assure l'actuel adjoint à l'urbanisme. — Jérôme Diesnis / Maxele Presse

A 36 ans, Michaël Delafosse a décidé de se lancer dans la bataille des primaires au PS. L'adjoint à l'urbanisme, ex-adjoint à la culture, tient une réunion publique ce mercredi, salle Pétrarque (19 h) pour exposer ses idées.

Pourquoi avoir attendu si longtemps pour annoncer votre candidature ?

On ne connaît les modalités de désignation que depuis quelques jours. La solution de rassemblement que j'espérais n'est pas arrivée. On a vécu un pic de polémiques et une bataille d'égos pendant six mois. Certains ont donné un spectacle déplorable à l'opinion publique. Les militants sont épuisés des rivalités et espèrent un vrai débat. Je suis déterminé à porter un projet. Et je vais gagner cette primaire.

Votre force est d'avoir été épargné par ces querelles ?

Je ne participe pas à la guerre. Si j'avais voulu la faire j'aurais été militaire. Je suis adjoint du maire de Montpellier. Il n'était pas concevable de déstabiliser l'exécutif. On ne peut pas prendre en otage la vie des Montpelliérains.

Quels sont vos projets pour la ville?

Avant tout, je veux créer un rapport de proximité, comme je l'ai montré dans ma façon d'intégrer les Montpelliérains aux grandes décisions, qu'il s'agisse des balades urbaines ou de la concertation autour de l'EAI.

Peut-on être maire à 36 ans?

Je veux porter la ville et lui donner une nouvelle ambition. A Nantes ou Rennes, des candidates du même âge se présentent. Ma candidature est à l'image de Montpellier. Je suis une réponse à une aspiration de changement. Je pense que je suis le pire adversaire de la droite, Jacques Domergue et Anne Brissaud.

Face à l'équipe de Jean-Pierre Moure, n'êtes vous pas esseulé ?

Esseulé par quoi ? Parce qu'on croit en Montpellier, qu'on a de l'ambition pour cette ville ? Les militants socialistes vont suivre ce débat, nous écouter et choisir le meilleur pour gagner. Si je suis investi et je serai investi, mon équipe de campagne va tenter de rassembler tous ceux qui se sont séparés. Je n'ai invectivé personne. J'entends dire à tout le monde qu'il a un rôle à jouer derrière moi.