« Dixième, ça va être dur »

Propos recueillis par Jérôme Diesnis

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Le président Louis Nicollin.
Le président Louis Nicollin. — Jérôme Diesnis / Maxele Presse

C'était jour de rentrée des classes ce mardi au Mas Saint-Gabriel pour le MHSC, et jour de photo officielle. L'occasion pour le président Louis Nicollin de se pencher sur les cinq premiers matchs de L1.

Que pensez-vous de ce démarrage ?

C'est mi-figue, mi-raisin… Six points, ce n'est pas trop mal. Je regrette ce match contre Reims, et heureusement qu'il y avait Jourdren dans les buts qui a tout arrêté, sinon on aurait été très mal. Je me suis fait vraiment chier. Mais c'était trop moche pour être vrai.

Comment voyez-vous la suite ?

Je pense qu'il y en aura trois derrière. Maintenant pour finir dixième, ça va être dur.

Et les prochains matchs ?

Rennes, ça va être difficile, Lyon, je pense que ce sera relativement facile, Lille aussi. Je ne me rappelle plus qui entraîne là-bas…

Etes-vous satisfait que l'entraîneur se rende à Angoulême pour la CFA2 ou à Toulouse pour les U19 ?

Ça me plaît, mais mes jeunes ne sont pas bien bons. J'ai envie de virer tout le monde. On est au creux de la vague, alors que la formation, c'est très important pour nous. Je suis plus inquiet que pour l'équipe première.

Et le groupe professionnel vous agace-t-il ?

Non, l'état d'esprit n'a rien à voir avec celui de la saison dernière. Il y a peut-être un peu moins de classe. Encore que… Belhanda, c'est une grosse perte, mais Bedimo, Tiéné est aussi bon ! Le scandale, c'est de ne pas avoir terminé dans les quatre ou cinq premiers. Petit à petit, on perd tout, on est obligé de transférer des joueurs. On n'était pas prêts à être champion.

Pourquoi les joueurs ne partent-ils jamais au clash à Montpellier

Chez nous, un joueur n'est pas un numéro ou une pièce à vendre. On connaît leurs femmes, leurs fiancées. Ce n'est pas la même ambiance, mais ça ne nous empêche pas de perdre des joueurs que l'on regrette.

Que vous inspire l'équipe de France ?

Je m'emmerde. Pourtant, j'adore Didier Deschamps. Quand tu vois tous ces types, tu te demandes s'ils défendent vraiment le maillot. On dirait que les trois quarts sont là par obligation.