C'est enfin parti pour lecontournement ferroviaire

Jérôme Diesnis

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Les travaux débutent ce mois-ci.
Les travaux débutent ce mois-ci. — Yannick Brossard

Le contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier (CNM) entame sa phase active. En charge du pilotage du projet, de sa conception et de sa maintenance, le groupement d'entreprises baptisé Oc'Via a signé le 28 juin 2012 un contrat de 25 ans avec RFF. D'un coût de 2, 3 milliards d'euros, il entre dans sa phase active et sera achevé le 5 octobre 2017.

Pourquoi un contournement ? D'une longueur de 60 km auquel s'ajoutent 20 km de raccordement au réseau, le CNM doit placer Montpellier à moins de trois heures de Paris. « Il s'agit de la première ligne à grande vitesse en France mixte pour TGV et trains de marchandise, explique son directeur général Thierry Parizot. Cela permettra à davantage de TER de circuler sur la ligne actuelle, qui est saturée. »

Quand débutent les travaux ? L'emblématique O'Bar en a été la première victime. Les travaux débutent ce mois-ci au bord du Lez, où sera implanté l'un des principaux ouvrages d'art du trajet (un pont en fer), sur les de 185 de la ligne. « En novembre, débuteront les terrassements de part et d'autres du Lez », note Thierry Loiseau, en charge des travaux dans l'Hérault.

Quelles conséquences pour les riverains ? Quelques dossiers d'expropriations sont en cours. Sur les 865 ha concernés par le projet, 800 sont déjà la propriété d'Oc'Via. Par ailleurs, « dans chacune des 10 communes de l'Hérault concernées, des réunions publiques d'information seront organisées », précise Agnès Rousseau, directrice de la communication.

Quel impact sur l'emploi ? Oc'Via estime ses besoins à « 1 500 emplois directs en pointe », souligne Yann Chapelle, directeur des ressources humaines. Le groupement s'est engagé à confier 20% des travaux à des PME ou artisans et 7% des heures travaillées au titre de l'insertion.