La parade des opposants

Nicolas Bonzom

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Les opposants au cirque dénoncent les privations de liberté des animaux.
Les opposants au cirque dénoncent les privations de liberté des animaux. — Nicolas Bonzom / Maxele Presse

«Allez le singe, jongle ! » L'association montpelliéraine Droits des animaux a improvisé un drôle de numéro, aux portes de Grammont, près du chapiteau d'Arlette Gruss, samedi. Depuis le 30 août, le cirque aurait attiré 12 000 spectateurs à Montpellier. Éléphants, lions, chevaux, tigres et lamas se partagent la piste. Ce qui n'est pas du goût de cette trentaine de militants. « Nous dénonçons l'exploitation des animaux dans les cirques, s'exclame Raphaël, un informaticien de 25 ans. Ce sont des êtres vivants, qui ont besoin de liberté et pas d'être dressés pour des numéros contre-nature, qui impliquent souvent des maltraitances. »

« Aucune maltraitance »


Photos terrifiantes à l'appui, les opposants tentent de sensibiliser les spectateurs à l'entrée du domaine. « Non aux cruautés sur les animaux ! », lance l'un d'entre eux. « C'est vrai que ça fait réfléchir, mais on a promis aux enfants d'y aller ! », confie un père de famille, tickets en main. « Il existe de superbes cirques sans aucun animal ! », reprend Norah-Catherine, membre de l'association.

De son côté, la direction d'Arlette Gruss regrette que ces opposants ne viennent pas visiter les installations. « Ce sont des extrémistes qui refusent de discuter, souligne Willy's, le responsable de la communication. Les animaux ont de la place, 24 m2 par animal, c'est plus que n'importe quel box dans un poney-club par exemple, et de larges espaces pour les éléphants et les fauves. Quant aux conditions de transport, elles répondent aux normes. Et il n'y a absolument aucune maltraitance. »