Le zoo du Lunaret, un hôtel très particulier

Jérôme Diesnis

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Un boa constrictor.
Un boa constrictor. — Superstock / Sipa

Au zoo du Lunaret, on n'est plus surpris de rien. « Ça n'arrive pas tous les jours. Mais avec la mode des reptiles en tant qu'animaux de compagnie, depuis plusieurs années, on se retrouve souvent à gérer ce genre de situation. » Depuis mercredi soir, deux charmants boas constrictors ont rejoint les 1 225 animaux sédentarisés à l'année dans cet espace de 80 hectares.

Une destination recherchée


Saisis à titre conservatoire chez un particulier de Saint-Jean-du-Gard en raison de doutes sur la qualité des installations et des conditions d'entretien, les reptiles en ont été quitte pour un trajet par la route via l'unité spéciale animalière, venue spécialement de Saint-Gilles. « Nous sommes l'un des centres susceptibles d'accueillir ces animaux, reprend-on au zoo. Pour être en capacité d'accueil, les centres doivent être détenteurs du certificat de capacité, qui diffère en fonction des espèces. » Pour les serpents, Montpellier est donc une destination recherchée.

Mais, outre la durée d'accueil qui pourrait être courte en fonction de l'enquête menée par la gendarmerie dans le Gard, les visiteurs montpelliérains n'auront pas le plaisir de découvrir ces bestioles. « Tous les animaux recueillis lors de ce type de procédure sont examinés puis placés en quarantaine. »

Loin des yeux du grand public, les boas ne sont pas pour autant condamnés à la solitude. Pendant leur séjour montpelliérain, ils auront pour voisin des iguanes notamment, récupérés au cours d'autres saisies.

■ A table !

A l'année, les 1 225 animaux du parc zoologique (représentant 158 espèces) consomment 114,4 tonnes de viande, 54,5 tonnes de granulés et croquettes, 264,6 tonnes de foin et de luzerne.