Service minimum pour le MAHB

Jérôme Diesnis

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Issam Tej inscrit le 18e but. Pour la 1re fois, le MAHB n'est plus mené.
Issam Tej inscrit le 18e but. Pour la 1re fois, le MAHB n'est plus mené. — Jérôme Diesnis / Maxele Presse

C'est loin d'être dans la poche. Mais selon le principe du verre à moitié vide, les plus optimistes noteront aussi que Montpellier a bien failli tout hypothéquer dès le match aller de ces barrages de qualification. Son succès face à Plock (29-27) ressemble au tarif minimum avant de se rendre en Pologne dimanche pour tenter d'y décrocher son billet pour la phase de poule de la Ligue des champions. « Sur la physionomie du match, l'écart entre les deux équipes ne pouvait pas être supérieur à deux ou trois buts », reconnaît le manager Patrice Canayer.

Gueule d'amour, gros cœur


La faute à une première mi-temps très délicate durant laquelle les partenaires de Valentin Ghionea (9/10 aux shoots) comptèrent jusqu'à six buts d'avance (9-15, 27e). « On avait peur d'aller prendre les shoots au-dessus de leur défense, note William Accambray. Mais avec du mouvement, on a ensuite pu constater que l'on pouvait y arriver. »

A défaut de montrer de la maîtrise, les Montpelliérains ont au moins prouvé leur capacité de réaction. Accambray (7 buts) n'y fut pas étranger, tout comme deux recrues : Diego Simonet (7 buts lui aussi), gueule d'amour et gros cœur, qui a tout pour devenir la nouvelle coqueluche de Bougnol et le gardien Arnaud Siffert.

A son entrée sur le terrain, les spectateurs ont ovationné Titi Omeyer pour son retour sur un parquet où il décrocha neuf ans plus tôt sa première Ligue des champions. Une fois dessus, c'est l'ex-Nantais qui a crevé l'écran, avec 12 arrêts sortis dans les moments décisifs. Montpellier a alors pu rebâtir en s'appuyant sur sa défense. Certaines choses sont immuables au club aux 37 trophées…